Devenir orthophoniste : études, concours et formation

L’orthophoniste prévient, évalue et traite les troubles de la communication, du langage, de la voix et de la déglutition. L’accès au métier passe par une admission sélective et une formation de cinq ans menant au certificat de capacité d’orthophoniste.
Le métier d’orthophoniste
L’orthophoniste intervient auprès d’enfants et d’adultes présentant des troubles du langage oral ou écrit, des difficultés d’articulation, des troubles de la voix ou encore des troubles de la déglutition. Il accompagne aussi des personnes atteintes de surdité ou de troubles neurologiques.
Son travail consiste à réaliser des bilans, à poser un diagnostic orthophonique et à proposer une rééducation adaptée, le plus souvent sous forme de séances individuelles et régulières.
Les troubles pris en charge
Le champ d’intervention est large : retards de langage, troubles du développement du langage, dyslexie et dysorthographie, bégaiement, troubles de la voix, aphasie après un accident vasculaire, ou encore troubles de la déglutition. L’orthophoniste travaille aussi sur la communication chez les personnes sourdes ou porteuses de troubles du spectre de l’autisme.
Le certificat de capacité d’orthophoniste
Le certificat de capacité d’orthophoniste (CCO) est le diplôme requis pour exercer. Il se prépare en cinq ans dans un centre de formation universitaire en orthophonie (CFUO), rattaché à une université. Il confère le grade de master.
L’admission : concours et Parcoursup
L’entrée en formation est sélective. Selon les centres, l’admission se fait par un concours ou par un dossier examiné via Parcoursup. Les épreuves évaluent notamment la culture générale, les capacités de raisonnement, la maîtrise du français et l’aptitude à la relation. Le nombre de places étant limité, une préparation est souvent nécessaire.
Les modalités varient d’un centre à l’autre ; il est utile de consulter les universités pour connaître les épreuves exactes et les voies d’accès, notamment pour les étudiants issus des filières santé.
La préparation à l’admission
Compte tenu de la sélectivité de l’entrée, beaucoup de candidats se préparent pendant un ou deux ans, en licence ou dans une formation dédiée. Ce temps permet de travailler la culture générale, le français, les tests d’aptitude et l’entretien de motivation. Une préparation régulière augmente les chances d’intégrer un centre de formation.
Le contenu de la formation
- Sciences du langage et linguistique ;
- Neurosciences et anatomie ;
- Psychologie du développement ;
- Pathologies du langage et de la communication ;
- Stages cliniques en milieu hospitalier et en cabinet.
Les débouchés
Les orthophonistes exercent majoritairement en libéral, mais aussi en établissements de santé, en structures médico-sociales, en centres de rééducation ou dans l’Éducation nationale. La demande de soins reste soutenue dans de nombreuses régions, et les délais d’attente pour un rendez-vous peuvent être longs.
Le mode d’exercice
La plupart des orthophonistes exercent en libéral, seuls ou en cabinet de groupe. D’autres sont salariés d’établissements de santé, de structures médico-sociales ou de l’Éducation nationale. Beaucoup cumulent une activité libérale et un temps partiel salarié.
Les qualités requises
Le métier demande une bonne capacité d’écoute, de la patience, de la rigueur scientifique et un goût prononcé pour le travail relationnel avec des publics variés, du jeune enfant à la personne âgée.
La rémunération et les conditions
En libéral, les revenus d’un orthophoniste dépendent du nombre de séances réalisées et du conventionnement. En salariat, la rémunération est fixée selon les grilles de la fonction publique hospitalière ou des conventions collectives applicables. Le métier offre une grande stabilité d’emploi et une forte demande dans de nombreux territoires.
La poursuite d’études
Après le certificat de capacité, les orthophonistes peuvent se spécialiser dans des domaines comme la neurologie, la surdité ou les troubles du développement, via des formations complémentaires. La recherche universitaire constitue une autre voie d’évolution.
Devenir orthophoniste exige un investissement long et sélectif, mais ouvre un métier riche et diversifié.