Devenir ambulancier : formation, permis et diplôme

L’ambulancier assure le transport sanitaire de patients vers les structures de soins, dans le respect des règles de sécurité et d’hygiène. L’exercice du métier nécessite le diplôme d’État d’ambulancier (DEA), accessible sous conditions de permis et d’aptitude médicale.
Le métier d’ambulancier
L’ambulancier transporte des patients assis ou allongés, accompagne les personnes à mobilité réduite et veille à leur confort pendant le trajet. Il participe à la surveillance de l’état du patient et applique les gestes d’urgence de base si nécessaire. Son travail s’effectue en lien avec les équipes soignantes.
Le métier comporte une part importante de conduite, mais aussi de relation : l’ambulancier rassure, installe et accompagne des personnes souvent fragiles ou inquiètes.
Les différents types de transport
Le transport sanitaire peut être assis, pour les personnes autonomes, ou allongé, pour les patients qui doivent rester couchés. Les ambulanciers interviennent pour des rendez-vous médicaux, des transferts entre établissements ou des retours à domicile après hospitalisation. Certains sont spécialisés dans les transports de longue distance.
Le diplôme d’État d’ambulancier
Le diplôme d’État d’ambulancier (DEA) est le diplôme obligatoire pour exercer. La formation se déroule dans un institut de formation d’ambulancier (IFA) et dure environ six mois, alternant enseignements théoriques et stages pratiques.
Les conditions d’accès
- Être titulaire du permis B depuis au moins trois ans (ou deux ans en conduite accompagnée) ;
- Être titulaire de l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (AFGSU) ;
- Obtenir une attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance ;
- Satisfaire à la visite médicale d’aptitude.
Le contenu de la formation
La formation couvre la réglementation du transport sanitaire, les gestes d’urgence, l’hygiène et la prévention des infections, la conduite et la sécurité, ainsi que la relation au patient. Des stages en entreprise complètent le cursus et permettent de se confronter aux situations réelles.
Le financement de la formation
Le financement de la formation d’ambulancier peut passer par le compte personnel de formation (CPF), par France Travail pour les demandeurs d’emploi, ou par l’employeur dans le cadre d’une reconversion. Certaines entreprises de transport sanitaire recrutent des stagiaires et financent leur formation en échange d’un engagement.
Les débouchés
Les ambulanciers travaillent dans des entreprises de transport sanitaire privées, des services hospitaliers, des associations ou des structures de secours. L’exercice implique souvent des horaires variables et des astreintes, notamment pour les transports programmés et les demandes urgentes.
Les qualités requises
Le métier demande une conduite prudente, du sang-froid, une bonne condition physique pour la manutention des patients, et une réelle capacité d’écoute. La ponctualité et le respect des règles d’hygiène sont essentiels.
Les évolutions possibles
Avec de l’expérience, un ambulancier peut accéder à des fonctions d’encadrement ou se former à d’autres métiers du soin, comme aide-soignant ou infirmier. La formation continue permet également d’actualiser ses compétences en gestes d’urgence.
La journée type
La journée d’un ambulancier est rythmée par les transports programmés : prise en charge du patient à son domicile ou à l’hôpital, installation dans le véhicule, trajet vers le lieu de soins, puis retour. Entre deux courses, il assure l’entretien du véhicule et du matériel, et met à jour les documents de transport.
Le secteur d’activité
Le transport sanitaire regroupe des entreprises de tailles très diverses, de la petite société locale aux grands groupes, ainsi que des services hospitaliers et des associations. La demande de transport sanitaire est portée par le vieillissement de la population et le développement des soins à domicile.
Les conditions de travail
Le travail s’effectue en binôme, avec un conducteur et un accompagnant. Les horaires peuvent être décalés et inclure des gardes. La manutention des patients demande une bonne condition physique et le respect des gestes de sécurité pour éviter les blessures.
Le DEA ouvre un accès rapide à un métier utile, au contact direct des patients.