Devenir psychomotricien : formation, concours et débouchés

Le psychomotricien accompagne les personnes présentant des difficultés de coordination, de schéma corporel ou de régulation tonique et émotionnelle. L’accès à la profession passe par un concours d’entrée et une formation de trois ans menant au diplôme d’État de psychomotricien.
Le métier de psychomotricien
Le psychomotricien agit sur l’articulation entre le corps et le psychisme. Il intervient auprès d’enfants, de personnes âgées ou de personnes en situation de handicap, pour des troubles moteurs, des retards de développement, des difficultés d’attention ou des troubles du comportement.
Son travail vise à améliorer la conscience corporelle, la coordination et la relation à l’autre, en utilisant le mouvement, le jeu et la relaxation comme supports.
Les publics accompagnés
Le psychomotricien travaille avec des publics très variés : jeunes enfants présentant des retards de développement, enfants en difficulté scolaire ou avec troubles des apprentissages, personnes âgées en perte d’autonomie, personnes en situation de handicap, ou encore adultes suivis en psychiatrie. Chaque prise en charge s’adapte à l’âge, aux capacités et aux besoins de la personne.
Les techniques utilisées
Selon les situations, le psychomotricien mobilise la relaxation, l’expression corporelle, le jeu, les parcours psychomoteurs ou encore les activités rythmiques. Il choisit les médiations en fonction des objectifs : travailler l’équilibre, la motricité fine, le tonus ou la relation. Les séances se déroulent en individuel ou en petit groupe.
Le diplôme d’État de psychomotricien
Le diplôme d’État de psychomotricien est obligatoire pour exercer. Il se prépare en trois ans dans un institut de formation en psychomotricité (IFP), agréé par la région. La formation associe enseignements théoriques, travaux pratiques et stages cliniques.
Le concours d’entrée
L’admission en IFP se fait par concours. Les épreuves portent généralement sur la biologie, le français, des tests psychotechniques et un entretien. Le concours est sélectif et le nombre de places limité ; une préparation sérieuse est recommandée, notamment sur les bases de biologie et d’expression écrite.
Le contenu de la formation
- Anatomie, physiologie et neurologie ;
- Psychologie et psychopathologie ;
- Techniques de médiation corporelle (relaxation, expression corporelle) ;
- Approches éducatives et rééducatives ;
- Stages en structures sanitaires, médico-sociales et éducatives.
Les débouchés
Le psychomotricien peut exercer en libéral, en hôpital, en centre de rééducation, en établissement médico-social, en maison de retraite ou en crèche. Les besoins sont présents dans les secteurs sanitaire et médico-social, auprès d’enfants comme de personnes âgées.
Le mode d’exercice
Une partie des psychomotriciens exercent en libéral, dans un cabinet dédié. D’autres sont salariés d’établissements de santé, de structures médico-sociales ou d’instituts médico-éducatifs. Le travail se fait souvent en équipe pluridisciplinaire, aux côtés de médecins, d’orthophonistes et d’éducateurs.
Les qualités requises
Ce métier demande une sensibilité à la relation, de la créativité dans les médiations proposées, une bonne stabilité émotionnelle et le sens de l’observation. La disponibilité et la patience sont également des atouts importants.
Le financement de la formation
La formation en institut peut être financée par la région, par France Travail pour les demandeurs d’emploi, ou via le compte personnel de formation (CPF). Des aides existent pour les étudiants boursiers. Il est conseillé de se renseigner auprès de l’institut dès la préparation du concours.
La journée type
Le psychomotricien partage son temps entre des séances individuelles ou en groupe, la rédaction des bilans et les réunions d’équipe. Chaque séance commence par une observation, se poursuit par des activités adaptées et se conclut par un temps d’échange. La variété des situations rend le quotidien peu répétitif.
La reconnaissance du métier
Le diplôme d’État de psychomotricien est une certification reconnue, qui ouvre l’accès à la fonction publique hospitalière et aux structures médico-sociales. Le métier est de plus en plus identifié dans les parcours de soin, notamment pour les troubles du neurodéveloppement.
La psychomotricité offre un exercice varié, au carrefour du soin, de l’éducation et de la rééducation.